lundi 17 décembre 2007

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Je ne veux pas que tout s'éteigne. Prête-moi ta lampe-tempête. Je n'y vois rien. Il fait si noir. Une lueur m'attire, mais elle est trop lointaine.
Ca me rappelle les longues processions matinales, à l'aube tu tombais sans cesse... mais j'étais là.




Tu tombais sans arrêt et je te découvrais fragile, et j'avais honte de ma force d'arbre toujours debout. Tu disparaissais alors pour qu'on te prodigue les soins nécessaires, et à la lueur des flambeaux, vaillamment, je continuais, amputée de ce témoin nécessaire, viscéral, marqué dans ma chair. Alors, les enfants que nous étions, s'organisaient différemment, en une nouvelle économie, fomentant un système viable sans ce chef naturel que tu représentais pour nous. Et puis tu réapparaissais et la vie pouvait continuer. Est-ce que la vie peut continuer maintenant? Oui on essaie.

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