Je ne veux pas que tout s'éteigne. Prête-moi ta lampe-tempête. Je n'y vois rien. Il fait si noir. Une lueur m'attire, mais elle est trop lointaine.
Ca me rappelle les longues processions matinales, à l'aube tu tombais sans cesse... mais j'étais là.
Tu tombais sans arrêt et je te découvrais fragile, et j'avais honte de ma force d'arbre toujours debout. Tu disparaissais alors pour qu'on te prodigue les soins nécessaires, et à la lueur des flambeaux, vaillamment, je continuais, amputée de ce témoin nécessaire, viscéral, marqué dans ma chair. Alors, les enfants que nous étions, s'organisaient différemment, en une nouvelle économie, fomentant un système viable sans ce chef naturel que tu représentais pour nous. Et puis tu réapparaissais et la vie pouvait continuer. Est-ce que la vie peut continuer maintenant? Oui on essaie.
lundi 17 décembre 2007
jeudi 13 décembre 2007
mercredi 12 décembre 2007
mardi 11 décembre 2007
mardi 27 novembre 2007
C'est long détricoter
cette maille barbelé,
tellement serré maillage,
réparti partout,
faiseuse scoubidou, tissé,
savoir faire des noeuds autour.
(Et puis arrêter de faire des doubles noeuds,
ça tiendra bien comme ça).
Je ne veux plus faire ça.
Je veux moelleux,
je veux douceur.
Cesser d'acheter des boîtes de sparadraps
en gros
pour panser les maux
ininterrompus.
cette maille barbelé,
tellement serré maillage,
réparti partout,
faiseuse scoubidou, tissé,
savoir faire des noeuds autour.
(Et puis arrêter de faire des doubles noeuds,
ça tiendra bien comme ça).
Je ne veux plus faire ça.
Je veux moelleux,
je veux douceur.
Cesser d'acheter des boîtes de sparadraps
en gros
pour panser les maux
ininterrompus.
vendredi 9 novembre 2007
On dirait qu'il ne se passe rien,
mais en fait je construis,
je charpente,
je pose des pierres sur mon chemin,
je batis patiemment la structure.
En fait il se passe plein de choses
à l'intérieur.
Tu veux rentrer pour voir?
mais en fait je construis,
je charpente,
je pose des pierres sur mon chemin,
je batis patiemment la structure.
En fait il se passe plein de choses
à l'intérieur.
Tu veux rentrer pour voir?
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jeudi 8 novembre 2007
mardi 6 novembre 2007
Je n'ai pas fait ce plongeon pour rien. Quand il s'agit de toi, je ne fais rien pour rien. Je me suis mouillé les cheveux, j'ai mis de l'eau sur ma nuque, dans mon décolleté, à la saignée du coude, sur mes poignets où tu mets tes mains parfois. Je me suis mouillée en tant d'endroits... pour toi. J'ai été prudente tu vois. J'ai fini par oindre ma tête avec ces humeurs aqueuses. Les neiges ont fondu. Je suis devenue perméable, j'ai bu, j'ai absorbé, j'ai voulu, j'ai voulu vraiment, j'ai bu goulument.
Et toi tu fais quoi?
Et toi tu fais quoi?
lundi 5 novembre 2007
Je m'ennuie
mercredi 19 septembre 2007
Tu n'as rien compris, je ne t'ai pas repoussé, j'ai essayé de t'apprivoiser, j'ai voulu pour une fois ne pas t'écraser, te broyer, t'envahir, je ne me suis pas approchée parce que je t'aimais, je ne sais pas aimer de près, je ne sais aimer que de loin et je me rapproche comme je peux, par à-coups, saccades, petits sauts, petites pirouettes, un peu de danse par ci, je me faufile par là, parce que je ne sais pas faire autrement, je ne sais pas. J'apprendrai, parce que je peux tout apprendre. Tu n'as pas su me regarder suffisamment longtemps pour comprendre,
aimer
Parce que oui, ça fait mal aux yeux de scruter trop longtemps, on perd sa concentration, on se laisse distraire, dommage...
aimer
Parce que oui, ça fait mal aux yeux de scruter trop longtemps, on perd sa concentration, on se laisse distraire, dommage...
mardi 18 septembre 2007
Je ne sais plus très bien comment vous prendre, je ne me sens pas très à mon aise dans cette peau, la réalité s'est retournée comme un gant (as a glove). J'ai tout à apprendre, encore. Et toutes ces étoiles, merveilleuses étoiles, faut-il choisir. A force d'essayer de les attraper comme ça tout le temps, frénétiquement, je me suis un peu cassée l'épaule droite, non c'est excessif, je me suis un peu bloqué le dos vers l'omoplate droite. Mon bras se tend automatiquement, pour saisir, (quelle belle chose que la préhension) ces étoiles qui passent et je ne peux (I can't) et je lutte, et la tension qui habite ce bras qui se dresse sans arrêt bien malgré moi m'est douloureuse, et je voudrais être bien certaine que (mais rien n'est jamais certain) sauf peut-être que je suis bien sur mon chemin, sur ma route de briques jaunes à moi, Dorothy, qui poursuis ma quête, qui ne m'arrête jamais, et bientôt tout recommencera. Non, vraiment, je suis fatiguée.
jeudi 6 septembre 2007
jeudi 30 août 2007
mercredi 29 août 2007
jeudi 22 février 2007
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