lundi 17 décembre 2007

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Je ne veux pas que tout s'éteigne. Prête-moi ta lampe-tempête. Je n'y vois rien. Il fait si noir. Une lueur m'attire, mais elle est trop lointaine.
Ca me rappelle les longues processions matinales, à l'aube tu tombais sans cesse... mais j'étais là.




Tu tombais sans arrêt et je te découvrais fragile, et j'avais honte de ma force d'arbre toujours debout. Tu disparaissais alors pour qu'on te prodigue les soins nécessaires, et à la lueur des flambeaux, vaillamment, je continuais, amputée de ce témoin nécessaire, viscéral, marqué dans ma chair. Alors, les enfants que nous étions, s'organisaient différemment, en une nouvelle économie, fomentant un système viable sans ce chef naturel que tu représentais pour nous. Et puis tu réapparaissais et la vie pouvait continuer. Est-ce que la vie peut continuer maintenant? Oui on essaie.

jeudi 13 décembre 2007

Je me souviens de la chambre verte, la chambre des garçons ou alors était-elle bleue ?

Notre territoire
était immense

mercredi 12 décembre 2007

Je te cherche
Je te cherche

mardi 11 décembre 2007

En marge du souvenir
Sur les bords
(cautérisés comme on peut)
de la plaie
une pensée douloureuse et continue
pour toi qui
m'appris
le merveilleux

mardi 27 novembre 2007

C'est long détricoter
cette maille barbelé,
tellement serré maillage,
réparti partout,
faiseuse scoubidou, tissé,
savoir faire des noeuds autour.
(Et puis arrêter de faire des doubles noeuds,
ça tiendra bien comme ça).
Je ne veux plus faire ça.
Je veux moelleux,
je veux douceur.

Cesser d'acheter des boîtes de sparadraps
en gros
pour panser les maux
ininterrompus.

vendredi 9 novembre 2007

On dirait qu'il ne se passe rien,
mais en fait je construis,
je charpente,
je pose des pierres sur mon chemin,
je batis patiemment la structure.
En fait il se passe plein de choses
à l'intérieur.
Tu veux rentrer pour voir?

jeudi 8 novembre 2007

Rends-moi un service
Tu veux bien me donner ton corps à malaxer?
Merci

mardi 6 novembre 2007

Je n'ai pas fait ce plongeon pour rien. Quand il s'agit de toi, je ne fais rien pour rien. Je me suis mouillé les cheveux, j'ai mis de l'eau sur ma nuque, dans mon décolleté, à la saignée du coude, sur mes poignets où tu mets tes mains parfois. Je me suis mouillée en tant d'endroits... pour toi. J'ai été prudente tu vois. J'ai fini par oindre ma tête avec ces humeurs aqueuses. Les neiges ont fondu. Je suis devenue perméable, j'ai bu, j'ai absorbé, j'ai voulu, j'ai voulu vraiment, j'ai bu goulument.
Et toi tu fais quoi?

lundi 5 novembre 2007

Je m'ennuie


Reine des glaces sur ma banquise. A tu et à toi et moi, je m'ennuie (...)

Nions un peu. Mordons l'oreiller séparément (...)

mercredi 19 septembre 2007

Tu n'as rien compris, je ne t'ai pas repoussé, j'ai essayé de t'apprivoiser, j'ai voulu pour une fois ne pas t'écraser, te broyer, t'envahir, je ne me suis pas approchée parce que je t'aimais, je ne sais pas aimer de près, je ne sais aimer que de loin et je me rapproche comme je peux, par à-coups, saccades, petits sauts, petites pirouettes, un peu de danse par ci, je me faufile par là, parce que je ne sais pas faire autrement, je ne sais pas. J'apprendrai, parce que je peux tout apprendre. Tu n'as pas su me regarder suffisamment longtemps pour comprendre,
aimer

Parce que oui, ça fait mal aux yeux de scruter trop longtemps, on perd sa concentration, on se laisse distraire, dommage...
Je n'ai pas été claire. Je n'ai jamais voulu t'envoyer valdinguer. Je voulais juste m'approcher de toi

mardi 18 septembre 2007

Je ne sais plus très bien comment vous prendre, je ne me sens pas très à mon aise dans cette peau, la réalité s'est retournée comme un gant (as a glove). J'ai tout à apprendre, encore. Et toutes ces étoiles, merveilleuses étoiles, faut-il choisir. A force d'essayer de les attraper comme ça tout le temps, frénétiquement, je me suis un peu cassée l'épaule droite, non c'est excessif, je me suis un peu bloqué le dos vers l'omoplate droite. Mon bras se tend automatiquement, pour saisir, (quelle belle chose que la préhension) ces étoiles qui passent et je ne peux (I can't) et je lutte, et la tension qui habite ce bras qui se dresse sans arrêt bien malgré moi m'est douloureuse, et je voudrais être bien certaine que (mais rien n'est jamais certain) sauf peut-être que je suis bien sur mon chemin, sur ma route de briques jaunes à moi, Dorothy, qui poursuis ma quête, qui ne m'arrête jamais, et bientôt tout recommencera. Non, vraiment, je suis fatiguée.

jeudi 6 septembre 2007

Désacraliser, cela va sans dire, sinon rien n'est possible.
Je te touche, je te sens, je te malmène un peu parfois,
je te caresse, je te masse, mais je brise le mythe de
ton existence. Tu vois, j'y arrive,
je peux te toucher.
Encore. Et encore.
Et encore une fois.
Alice, please help me
"Go ask Alice, I think she'll know"

jeudi 30 août 2007

J'ose à peine effleurer ces pages
Elles signifient tant pour moi
Alors j'ose une caresse
Je les touche à peine
Un souffle
Rien
...

mercredi 29 août 2007

Je ne suis pas peu fière d'être revenue à la surface

jeudi 22 février 2007

Les vaches équarries m'ont rattrapée. Souviens-t'en...